Pour développer la notoriété et la proximité de la marque, DDB Live a lancé un numéro d’écoute et de conseil destiné à aider les parents confrontés aux troubles du sommeil chez leur enfant de plus de six mois. Ce numéro gratuit s’inscrit dans le dispositif de lancement de son nouveau lait 2e âge Nutricia bonne nuit !, qui comprend également une plateforme de relations presse gérée par l’agence Ketchum Paris et une communication commerciale gérée par l’agence Piment, deux agences de DDB Groupe France.
21/04/2008
emarketing.fr
Elo
mardi 22 avril 2008
lundi 14 avril 2008
Le marché du premier âge marque une pause
Selon NPD Group, société internationale d'études marketing, le marché français du premier âge a marqué une pause en 2007 après plusieurs années de forte croissance (-0,2 %). Même la licence, véritable booster au cours des dernières années (avec une croissance annuelle moyenne de +7,6 % depuis 2004 sur le segment du premier âge), a ralenti en 2007, et notamment à la période de Noël (-5,4%). À l’exception du bon comportement des licences garçons (comme Spiderman Friends et Ducati par exemple), les autres licences enregistrent en effet un fort ralentissement. Le segment du préscolaire (hors imitation et figurines univers) a reculé quant à lui de 3,6 % en 2007 du fait d’un marché des consoles éducatives, jeux et accessoires en repli et de nouveautés produits peu nombreuses. Néanmoins, il convient de noter les bons résultats des "trieurs de formes" et des jouets musicaux. Enfin, les produits pour nourrissons (destinés aux moins de 18 mois) ont progressé de 3,6 %. La bonne natalité française n’est pas étrangère à ces résultats positifs.
07/04/2008 emarketing.fr
Elodie
07/04/2008 emarketing.fr
Elodie
Les téléphones portables «se chaussent » en Crocs

La marque américaine de chaussures-sabot rigolote et branchée se décline en housses customisables multicolores. Des accessoires de mode pour personnaliser non seulement les téléphones portables, mais aussi les lecteurs MP3 ou les appareils photo.
Crocs chaussait les pieds, elle va désormais habiller les téléphones portables ! Lancées aux Etats-Unis courant 2003-2004, cette marque de chaussures-sabot en matière souple, confortables et branchées, aux couleurs acidulées, a vite remporté un succès mondial. Arrivée en France il y a deux ans, elle y a été également adoptée comme référence de mode sur la plage ou en ville.
Voici donc Crocs-o-dial, déclinaison de la marque Crocs, pour habiller son téléphone, mais aussi son appareil photo ou son lecteur MP3. Et même y glisser sa carte d'identité ou de crédit.
Dotés d'une anse réglable et d'un passant ces housses s'accrochent à la ceinture, au sac, à la veste...Pour rendre chaque exemplaire unique, on peut « customiser » à l'aide des Jibbitz. D'une simple pression, ces petites parures, en forme de fleurs, de papillons, de pierres précieuses, de personnages connus, se positionnent librement. Et il en plus de 400 différents ! Housse rigolote et protectrice, Crocs-o-dial se veut un accessoire de mode disponible dans une vaste palette de couleurs (rouge, rose, fushia, argent, violet, turquoise, ivoire). Et en trois tailles: XS, S et M.
Prix public : 9,95E
Prix unitaire du Jibbitz : 5 E par sachet de deux.
Liste des points de vente sur http://www.resointer.com/
Reso Inter Group. 05 58 09 82 49
Lien(s) de cet article http://www.resointer.com/
Article du 08/04/2008 LSA
Elodie
Le Paradis du Fruit lance le menu « 5 fruits, 5 légumes »
L’enseigne Paradis du Fruit, pionnière en France de la restauration à base de fruits et de légumes, crée le menu 5 fruits 5 légumes.
Une manière gourmande et saine de répondre aux recommandations gouvernementales sur la santé.
Pour mettre au point ce menu coloré ,composé d’une salade et d’un cocktail de fruits, la chaîne de restauration a fait appel à Katia Tardieu, une diététicienne qualifiée.
Au menu : une salade gourmande avec option poulet ou végétarienne avec tofu ; 2 cocktails au choix : Mango five (exotique à base de mangue et de passion avec lait de soja) ou cocktail sans faim (alliage de fraise, framboise, pêche jaune mixé eu yaourt nature).
Et ce, sans jamais dépasser les 450 calories. Ce menu à 16, 60 euros est disponible à partir du 15 avril.
@ La rédaction de Néorestauration
Elodie (ça vous dit de se faire un dîner là-bas 1 de ces 4 ?)
Une manière gourmande et saine de répondre aux recommandations gouvernementales sur la santé.
Pour mettre au point ce menu coloré ,composé d’une salade et d’un cocktail de fruits, la chaîne de restauration a fait appel à Katia Tardieu, une diététicienne qualifiée.
Au menu : une salade gourmande avec option poulet ou végétarienne avec tofu ; 2 cocktails au choix : Mango five (exotique à base de mangue et de passion avec lait de soja) ou cocktail sans faim (alliage de fraise, framboise, pêche jaune mixé eu yaourt nature).
Et ce, sans jamais dépasser les 450 calories. Ce menu à 16, 60 euros est disponible à partir du 15 avril.
@ La rédaction de Néorestauration
Elodie (ça vous dit de se faire un dîner là-bas 1 de ces 4 ?)
Demande d'interdiction de six colorants alimentaires
Le Beuc et 41 autres organisations ont demandé officiellement l'interdiction de six colorants alimentaires qui pourraient avoir être responsable de l'hyperactivité chez certains enfants.
Cette demande s'appuie sur une étude récente réalisée au Royaume-Uni qui démontre un lien entres six colorants alimentaires en l'occurence le E102 Tartrazine, E104 Jaune de Quinoléine, E110 Jaune Orangé, E122 Azorubine, E124 Rouge cohenille A, E129 Rouge Allura et l'hyperactivité chez certains enfants. A la veille d'une réunion d'experts nationaux qui se tiendra au comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé, le Beuc (bureau européenne des unions de consommations) et 41 autres organisations d'intérêt public ont envoyé une lettre à la Commissaire européenne Androulla Vassiliou visant à interdire l'utilisation de ces six colorants. « Il est inacceptable de laisser sur le marché des substances clairement suspectées d'augmenter l'hyperactivité chez les enfants d'autant qu'elles n'ont aucune valeur ajoutée si ce n'est que de colorer la nourriture », a déclaré Monique Goyens, DG du BEUC
Article du 10/04/2008 LSA
Elodie
Cette demande s'appuie sur une étude récente réalisée au Royaume-Uni qui démontre un lien entres six colorants alimentaires en l'occurence le E102 Tartrazine, E104 Jaune de Quinoléine, E110 Jaune Orangé, E122 Azorubine, E124 Rouge cohenille A, E129 Rouge Allura et l'hyperactivité chez certains enfants. A la veille d'une réunion d'experts nationaux qui se tiendra au comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé, le Beuc (bureau européenne des unions de consommations) et 41 autres organisations d'intérêt public ont envoyé une lettre à la Commissaire européenne Androulla Vassiliou visant à interdire l'utilisation de ces six colorants. « Il est inacceptable de laisser sur le marché des substances clairement suspectées d'augmenter l'hyperactivité chez les enfants d'autant qu'elles n'ont aucune valeur ajoutée si ce n'est que de colorer la nourriture », a déclaré Monique Goyens, DG du BEUC
Article du 10/04/2008 LSA
Elodie
samedi 12 avril 2008
Publicité alimentaire - les consommateurs souhaitent un code international
Publicité alimentaire
Les consommateurs souhaitent un code international
L’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) s'associe à l'initiative de Consumers international et du Groupe de travail international sur l’obésité (IOTF) favorables à l’établissement d'un code relatif à la commercialisation des produits alimentaires auprès des enfants. Ce texte prévoit notamment la restriction (dans tous les supports de communication) de la promotion commerciale des produits alimentaires malsains auprès des enfants.
La publicité et le marketing façonnent les goûts et les habitudes alimentaires des plus jeunes. En 2006 déjà, la CLCV pointait du doigt la forte pression publicitaire dans les écrans " jeunesse " ainsi que l'omniprésence des produits riches en sucre et/ou en graisses. Aujourd’hui, l’association de consommateurs demande que la montée en puissance d'internet comme nouveau support commercial soit mieux pris en compte. Ainsi la CLCV note qu’alors « que les grands noms de l'agroalimentaire se disent prêts à moins communiquer sur le petit écran, ils investissent largement le Web. Kellog's, Nestlé, Haribo, Lu ont tous développé des sites dédiés aux enfants. Pour vendre, Internet est sans doute devenu plus stratégique que la télévision. Sur les sites des marques, les enfants s'abonnent à des newsletters, créent leurs espaces personnels et sont invités à diffuser l'information auprès de leur entourage». En France, plus de 14 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses. L'excès de poids les prédispose en effet à de nombreuses maladies chroniques. A ce risque sanitaire s'ajoute une injustice économique et sociale puisque toutes les statistiques montrent que l'obésité est plus fréquente dans les milieux modestes.Selon la présidente de la CLCV, Reine Claude Mader, « en France, jusqu’à aujourd’hui, l’autorégulation et les engagements des professionnels sur la publicité n’ont pas donné de résultats convaincants. La définition et l’application des codes de bonnes pratiques relèvent pour l’essentiel du bon vouloir des annonceurs, ce qui ne permet pas de garantir un niveau satisfaisant de protection des consommateurs. Les publicités continuent à inciter les plus jeunes à privilégier des aliments très riches, en contradiction avec les recommandations de santé publique. En l’absence d’une véritable implication des professionnels, nous militons pour des mesures réglementaires» C’est pourquoi la CLCV s’est associée à la campagne internationale de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) visant à mettre en place un code international pour la commercialisation des produits alimentaires destinés aux enfants. Il est ainsi demandé : - L’interdiction des publicités télévisées ou radiophoniques des produits alimentaires et des boissons riches en matières grasses, sucre ou sel entre 06h00 et 21h00 - L’interdiction de la promotion de ce type de produits alimentaires et de boissons dans les nouveaux médias (tels que les sites Web, les sites communautaires, par SMS) - L’interdiction de la promotion de ce type de produits alimentaires et de boissons dans les écoles - L’interdiction d’utiliser cadeaux, jouets ou points à collectionner comme techniques promotionnelles pour ce type de produits alimentaires et de boissons - L’interdiction d’utiliser des célébrités, des personnages de dessins animés ou des concours pour la commercialisation de ce type de produits alimentaires et de boissons.
Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/les-consommateurs-souhaitent-un-code-international-1929.html
Les consommateurs souhaitent un code international
L’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) s'associe à l'initiative de Consumers international et du Groupe de travail international sur l’obésité (IOTF) favorables à l’établissement d'un code relatif à la commercialisation des produits alimentaires auprès des enfants. Ce texte prévoit notamment la restriction (dans tous les supports de communication) de la promotion commerciale des produits alimentaires malsains auprès des enfants.
La publicité et le marketing façonnent les goûts et les habitudes alimentaires des plus jeunes. En 2006 déjà, la CLCV pointait du doigt la forte pression publicitaire dans les écrans " jeunesse " ainsi que l'omniprésence des produits riches en sucre et/ou en graisses. Aujourd’hui, l’association de consommateurs demande que la montée en puissance d'internet comme nouveau support commercial soit mieux pris en compte. Ainsi la CLCV note qu’alors « que les grands noms de l'agroalimentaire se disent prêts à moins communiquer sur le petit écran, ils investissent largement le Web. Kellog's, Nestlé, Haribo, Lu ont tous développé des sites dédiés aux enfants. Pour vendre, Internet est sans doute devenu plus stratégique que la télévision. Sur les sites des marques, les enfants s'abonnent à des newsletters, créent leurs espaces personnels et sont invités à diffuser l'information auprès de leur entourage». En France, plus de 14 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses. L'excès de poids les prédispose en effet à de nombreuses maladies chroniques. A ce risque sanitaire s'ajoute une injustice économique et sociale puisque toutes les statistiques montrent que l'obésité est plus fréquente dans les milieux modestes.Selon la présidente de la CLCV, Reine Claude Mader, « en France, jusqu’à aujourd’hui, l’autorégulation et les engagements des professionnels sur la publicité n’ont pas donné de résultats convaincants. La définition et l’application des codes de bonnes pratiques relèvent pour l’essentiel du bon vouloir des annonceurs, ce qui ne permet pas de garantir un niveau satisfaisant de protection des consommateurs. Les publicités continuent à inciter les plus jeunes à privilégier des aliments très riches, en contradiction avec les recommandations de santé publique. En l’absence d’une véritable implication des professionnels, nous militons pour des mesures réglementaires» C’est pourquoi la CLCV s’est associée à la campagne internationale de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) visant à mettre en place un code international pour la commercialisation des produits alimentaires destinés aux enfants. Il est ainsi demandé : - L’interdiction des publicités télévisées ou radiophoniques des produits alimentaires et des boissons riches en matières grasses, sucre ou sel entre 06h00 et 21h00 - L’interdiction de la promotion de ce type de produits alimentaires et de boissons dans les nouveaux médias (tels que les sites Web, les sites communautaires, par SMS) - L’interdiction de la promotion de ce type de produits alimentaires et de boissons dans les écoles - L’interdiction d’utiliser cadeaux, jouets ou points à collectionner comme techniques promotionnelles pour ce type de produits alimentaires et de boissons - L’interdiction d’utiliser des célébrités, des personnages de dessins animés ou des concours pour la commercialisation de ce type de produits alimentaires et de boissons.
Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/les-consommateurs-souhaitent-un-code-international-1929.html
mardi 1 avril 2008
www.ptitsreperes.com
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Découvrez un site mignon et amusant qui apprend l'écologie aux enfants - site de la marque repère de Leclerc.
Alex.
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Littérature jeunesse : l'école des fans
Littérature jeunesse : l’école des fans
Marie Rogatien19/11/2007 Mise à jour : 15:41
Commentaires 2
.
Les fans de Harry Potter doivent désormais compter avec ceux de Tara Duncan, du «Journal d’une princesse » et de Cherub. (AP)
Dans le sillage de « Harry Potter », plusieurs séries de romans font l’objet d’un véritable culte parmi les adolescents. Un phénomène qui, après les pays anglo-saxons, gagne la France. Décryptage.
Un jour, à Londres, je suis tombé sur un groupe d’adolescents portant des tee-shirts orange sur lesquels ils avaient dessiné le logo de Cherub. Ils sont passés devant moi sans me regarder. Je pense que c’est la première fois qu’un auteur reconnaît ses lecteurs et non le contraire ! » Robert Muchamore fait partie de ces écrivains anglo-saxons dont les lecteurs sont aussi (d’abord ?) des fans. Le phénomène est né il y a dix ans avec la série Harry Potter et n’a cessé, depuis, de prendre de l’ampleur. On ne compte plus les Salons du livre où se multiplient des scènes d’habitude réservées aux concerts de rock : queues interminables pour obtenir une dédicace-autographe, évanouissements, hurlements hystériques, etc. Déguisés comme leurs héros favoris (en général des sorciers, des princesses ou de preux chevaliers), dialoguant en permanence entre eux ou avec leur auteur chéri via internet, ces enfants et adolescents ont donné un grand coup de fouet aux ventes de livres jeunesse en France, où la mode s’est désormais durablement installée. Au point que plusieurs auteurs français ont repris avec succès les techniques narratives et commerciales des Rowling, Cabot et autres Muchamore. On peut ironiser sur cette mise en scène, cette « américanisation » de la littérature: reste que ces ouvrages, souvent bien écrits, drôles et sources d’évasion bienvenues, suscitent un intérêt pour la lecture dont tout le monde se félicite – libraires, bibliothécaires, parents et... auteurs !
HARRY POTTER
Profil : 50 % filles, 50 % garçons, âgés de 9 à 99 ans.
Slogan : « Ce qui doit arriver arrivera. »
Produits dérivés : figurines, cartables, vêtements, cahiers,jouets, vidéos, timbres...
Les livres : Harry Potter est désormais mondialement connu. Ce jeune magicien qui a fait ses premiers pas dans la magie à l’école de Poudlard a marqué tous les esprits. Sept tomes ont paru (Gallimard).
L’auteur : à 42 ans, Joanne Kathleen Rowling est devenue, avec une fortune estimée à 545 millions de livres (807 millions d’euros), plus riche que la reine Elisabeth. Les aventures de Harry Potter terminées, elle vient d’écrire un nouveau livre intitulé The Tales of Beedle the Bard. Mais seules sept copies du manuscrit seront éditées et l’une d’elles sera vendue aux enchères le mois prochain au profit d’une oeuvre de charité pour les enfants. Les six autres seront offertes. A qui ?
Making of : en France, le premier tome est sorti chez Gallimard en 1998 où, grâce au bouche-à-oreille, il a dépassé les 100 000 exemplaires en quelques mois. Du jamais-vu à l’époque pour un livre jeunesse. Les six premiers volets ont été vendus à près de 21 millions d’exemplaires. Le premier tirage du septième tome était de 2,3 millions : deux jours après sa mise en place en librairie, 1,5 million d’exemplaires avaient déjà été vendus.
Organisation : Univers Harry Potter, créée en 2001, est la plus ancienne communauté francophone de fans du sorcier. Elle regroupe près de 4 000 membres, soit beaucoup plus que les Pottermaniacs, association il est vrai plus récente. Ils ne se rencontrent tous ensemble qu’à l’occasion de la sortie d’un livre ou d’un film avec, à la clé, soirées, voyages ou sittings où chacun vient déguisé (fournisseur officiel : Cinéréplika).
Sites internet (agréés par www.the-leaky-cauldron.org, le grand ordre mondial pottérien) : www.gazette-du-sorcier.com
http://ronfcehp.free.fr
www.pottermaniac.net.
www.universharrypotter.com
www.poudlard.org
www.harrypotterforever.org
LE JOURNAL D’UNE PRINCESSE
Profil : 100 % de filles, âgées de 9 à 16 ans.
Slogan : néant.
Produits dérivés : vêtements, mugs, casquettes, tapis de souris, badges, sacs.
Les livres : lycéenne à New York, Mia est également l’héritière du royaume de Genovia. Entre son éducation princière, ses amours, ses parents et ses copines, elle est complètement débordée. Pour se soulager, elle confie avec humour et désinvolture ses malheurs ordinaires de fille extraordinaire à son journal intime. Huit tomes ont paru (Hachette Jeunesse), le neuvième paraîtra en décembre aux Etats-Unis.
L’auteur : New-Yorkaise de 38 ans, fille d’un professeur d’université et d’une illustratrice, Meg Cabot est l’auteur d’une cinquantaine de romans. Dans la lignée d’Helen Fielding (Le Journal de Bridget Jones) et de Candace Bushnell (Sex and the City), elle est considérée comme la reine de la chick lit pour ados. Elle clame haut et fort qu’il faut croire au grand amour et a adopté le port du diadème sans complexe.
Making of : couverture colorée, une jeune héroïne belle, drôle, vivant dans une grande ville, la série a démarré très fort dès le premier tome en 2001. Sans publicité ni campagne commerciale, elle s’est vendue à plus de 700 000 exemplaires grâce aux bavardages dans les couloirs des collèges et aux conversations sur MSN. A l’occasion de la venue de l’auteur en France en mars dernier, un jeu a été organisé confidentiellement sur internet. Les gagnantes ont reçu le huitième tome de la série, un abonnement à un journal et le titre honorifique d’ambassadrice.
Organisation : aucune.
Site internet : www.megcabot.com (site américain).
Blog de fan : http://megcabot.unblog.fr
LES CHEVALIERS D’ÉMERAUDE
Profil : 60 % de garçons, âgés de 9 à 40 ans.
Slogan : « Que les dieux te prêtent longue vie. »
Produits dérivés : figurines, jeux, bijoux, casquettes, tee-shirts. L’auteur pense à la réalisation d’un CD de musique médiévale.
Les livres : dans la lignée des grandes fresques d’heroic fantasy, cette saga se déroule dans un monde celto-moyenâgeux appelé Enkidiev. Un continent où se côtoient hommes, elfes, dragons et fées jusqu’à l’invasion des armées du sorcier Amecareth. Seule la renaissance de l’ordre des Chevaliers d’Emeraude peut sauver le royaume. Six hommes et une femme aux pouvoirs magiques sont désignés pour protéger le continent jusqu’à l’accomplissement d’une prophétie : l’Enfant de Lumière détruira à jamais la menace que fait peser l’Empereur Noir sur le monde libre. En France, trois tomes sur douze prévus ont déjà paru (Michel Lafon).
L’auteur : Québécoise, Anne Robillard ne se déplace qu’en compagnie de ses chevaliers (sept figurants déguisés). La légende veut qu’elle ait visité en rêve le royaume d’Enkidiev et que le destin de ses personnages lui ait été révélé au cours de cette même nuit.
Making of : la France s’est emballée pour la série dès le premier tome, paru en mars 2007. Avec sa couverture signée Patrice Garcia (Arthur et les Minimoys), il a en outre bénéficié d’une campagne commerciale de blockbuster. Tous les forums, sites et blogs pour ados sur internet ont été visités – « infiltrés » – pour parler de la saga. Un grand concours de dessins – avec lecteurs MP3 pour les vainqueurs – a été organisé dans les librairies et les collèges. 70 000 enfants ont répondu. Conséquence, chaque nouvelle publication est précédée d’un jeu récompensé par des cadeaux : une console PS3, des lecteurs MP3, des webcams et – accessoirement ? – des livres.
Organisation : pour faire partie de cette confrérie, il faut être « honnête et courageux, posséder des aptitudes à communiquer avec le monde invisible » et signer le serment d’Emeraude, où l’on s’engage à respecter les 30 règles du code d’Emeraude. Au Québec, banquets, bals et conférences réunissent les fans, qui viennent déguisés. Les photos-souvenirs sont ensuite publiées sur le site internet où l’on trouve également une galerie de portraits de « bébés célèbres » : les enfants dont le prénom est inspiré par la saga. C’est en janvier 2008, pour la parution du tome IV, que sera créé l’ordre de Chevalerie français. Un mini-test permettra à l’auteur herself de choisir ses chevaliers frenchy. Il est question d’une grande manifestation dans un château médiéval pour la sortie du cinquième tome.
Site internet : www.chevaliersdemeraude.com
Jeu de rôle : http://jdremeraude.forumactif.fr
TARA DUNCAN
Profil : des filles à 70 %, âgées de 9 à 25 ans.
Slogan : « Tara addict un jour, Tara addict pour toujours. »
Produits dérivés : néant.
Les livres : élevée par sa grand-mère après la mystérieuse disparition de ses parents, Tara Duncan découvre à 12 ans qu’elle est une « sortcelière » de sang impérial dotée de pouvoirs puissants. A la recherche de ses origines, elle est catapultée sur Autremonde, une planète parallèle vouée à la magie et au surnaturel. Aidée d’un labrador – qui n’est autre que son arrière-grand-père ensorcelé –, de la fille de la Belle et la Bête, d’un voleur, d’un demi-elfe, d’un dragon au nom imprononçable, d’une naine rousse et d’un Pégase, elle doit déjouer les plans machiavéliques du mauvais sortcelier Magister. Cinq tomes sur dix prévus ont déjà paru (Flammarion et Pocket jeunesse).
L’auteur : Sophie Audouin-Mamikonian a 44 ans. Titulaire d’un DESS de diplomatie et stratégie, elle affiche un arbre généalogique digne de son héroïne : arrière-petite-nièce de Tristan Bernard, nièce de Francis Veber, arrière-petite-fille du scénariste de Fanfan la Tulipe, elle est aussi une authentique princesse du royaume disparu d’Arménie.
Making of : lorsque Sophie Audouin-Mamikonian a demandé, en 2003, à son éditeur d’ajouter l’adresse de son site internet sur la couverture des Sortceliers, celui-ci l’a regardée « comme une extraterrestre ». Répondant à chaque message, elle instaure alors un lien direct avec ses lecteurs. Dans les cours d’école, sur les forums, le bruit court qu’un auteur répond aux e-mails. Les deux premiers tomes se vendent à 35 000 exemplaires et le troisième à 40 000. A partir du Sceptre maudit (2005), elle multiplie les rencontres dans les Salons du livre avec son public, qu’elle prend soin d’avertir personnellement via internet (sa base de données compte 40 000 adresses). En 2007, c’est l’apothéose avec la location de la Scala pour la sortie du Continent interdit (tirage : 65 000 exemplaires) où concours de déguisements, discours, poèmes, chansons et vidéos font patienter les 2 000 fans venus de la France entière et même du Canada.
Organisation : « SAM » connaît le prénom de ses fans les plus actifs. Grâce à des concours de dessins, de déguisements, de nouvelles, tous les lecteurs sont sollicités et récompensés. Les gagnants voient leurs oeuvres publiées à la fin de ses livres ou sur son site internet. Le teaser du dernier tome de la série a été entièrement réalisé grâce à la musique, aux poèmes et aux dessins des fans.
Fan club officiel : www.generation-taraddicts.com
Site internet : www.taraduncan.com. L’auteur vérifie ce qui se passe sur le forum du site toutes les demi-heures et ne répond pas aux messages SMS.
CHERUB
Profil : 50 % filles, 50 % garçons, âgés de 9 à 15 ans.
Slogan : « I do not exist. »
Produits dérivés : tee-shirts, stickers.
Les livres : créée en 1946, Cherub est une organisation anglaise qui rassemble des jeunes de 6 à 17 ans recrutés dans des orphelinats. Sans existence officielle, ils sont des agents secrets au service de Sa Majesté et remplissent des missions que seuls des enfants peuvent mener à bien. Ainsi James Adams, 12 ans, né de père inconnu, se fait-il repérer puis enrôler après la mort de sa mère. En France, trois tomes sur neuf prévus ont déjà paru (Casterman).
L’auteur : Robert Muchamore, teen-ager londonien de 35 ans, a quitté son métier de détective privé pour se consacrer à l’écriture de Cherub. Il se rend dans les écoles une fois par semaine pour donner des conférences, aime rencontrer son public dans les Salons du livre et converse tous les jours avec ses fans sur son forum : « Les enfants font des critiques très sévères mais très intéressantes », dit-il.
Making of : lors de sa publication en 2004 en Grande-Bretagne, la série a reçu six prix littéraires et a rapidement intégré les listes des meilleures ventes de livres outre- Manche. En France, fait peu banal, c’est en constatant la chaleur de l’accueil du public lors de la parution du premier tome (janvier 2007) que l’éditeur s’est lancé dans une campagne publicitaire. Depuis, il en sort un nouvel épisode tous les trois mois et les chiffres de vente montent en flèche.
Organisation : en France, le fan-club en est à ses balbutiements (une centaine d’adhérents). Pour devenir membre du club Cherub, il faut réussir un examen d’entrée chronométré que l’on trouve sur le site internet. Puis, le fan reçoit des informations confidentielles sur la série comme des extraits de livres en avant-première, des invitations à des concours et, surtout, la possibilité de prendre du galon en tant qu’agent secret.
Site internet : www.cherubcampus.fr (site et forum surveillés).
Meg Cabot, Robert Muchamore, Sophie Audouin-Mamikonian et Anne Robillard seront présents au Salon du livre de jeunesse qui se déroulera à Montreuil (93) du 28/11 au 3/12. (www.salon-livre-presse-jeunesse.net).
Marie Rogatien19/11/2007 Mise à jour : 15:41
Commentaires 2
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Les fans de Harry Potter doivent désormais compter avec ceux de Tara Duncan, du «Journal d’une princesse » et de Cherub. (AP)
Dans le sillage de « Harry Potter », plusieurs séries de romans font l’objet d’un véritable culte parmi les adolescents. Un phénomène qui, après les pays anglo-saxons, gagne la France. Décryptage.
Un jour, à Londres, je suis tombé sur un groupe d’adolescents portant des tee-shirts orange sur lesquels ils avaient dessiné le logo de Cherub. Ils sont passés devant moi sans me regarder. Je pense que c’est la première fois qu’un auteur reconnaît ses lecteurs et non le contraire ! » Robert Muchamore fait partie de ces écrivains anglo-saxons dont les lecteurs sont aussi (d’abord ?) des fans. Le phénomène est né il y a dix ans avec la série Harry Potter et n’a cessé, depuis, de prendre de l’ampleur. On ne compte plus les Salons du livre où se multiplient des scènes d’habitude réservées aux concerts de rock : queues interminables pour obtenir une dédicace-autographe, évanouissements, hurlements hystériques, etc. Déguisés comme leurs héros favoris (en général des sorciers, des princesses ou de preux chevaliers), dialoguant en permanence entre eux ou avec leur auteur chéri via internet, ces enfants et adolescents ont donné un grand coup de fouet aux ventes de livres jeunesse en France, où la mode s’est désormais durablement installée. Au point que plusieurs auteurs français ont repris avec succès les techniques narratives et commerciales des Rowling, Cabot et autres Muchamore. On peut ironiser sur cette mise en scène, cette « américanisation » de la littérature: reste que ces ouvrages, souvent bien écrits, drôles et sources d’évasion bienvenues, suscitent un intérêt pour la lecture dont tout le monde se félicite – libraires, bibliothécaires, parents et... auteurs !
HARRY POTTER
Profil : 50 % filles, 50 % garçons, âgés de 9 à 99 ans.
Slogan : « Ce qui doit arriver arrivera. »
Produits dérivés : figurines, cartables, vêtements, cahiers,jouets, vidéos, timbres...
Les livres : Harry Potter est désormais mondialement connu. Ce jeune magicien qui a fait ses premiers pas dans la magie à l’école de Poudlard a marqué tous les esprits. Sept tomes ont paru (Gallimard).
L’auteur : à 42 ans, Joanne Kathleen Rowling est devenue, avec une fortune estimée à 545 millions de livres (807 millions d’euros), plus riche que la reine Elisabeth. Les aventures de Harry Potter terminées, elle vient d’écrire un nouveau livre intitulé The Tales of Beedle the Bard. Mais seules sept copies du manuscrit seront éditées et l’une d’elles sera vendue aux enchères le mois prochain au profit d’une oeuvre de charité pour les enfants. Les six autres seront offertes. A qui ?
Making of : en France, le premier tome est sorti chez Gallimard en 1998 où, grâce au bouche-à-oreille, il a dépassé les 100 000 exemplaires en quelques mois. Du jamais-vu à l’époque pour un livre jeunesse. Les six premiers volets ont été vendus à près de 21 millions d’exemplaires. Le premier tirage du septième tome était de 2,3 millions : deux jours après sa mise en place en librairie, 1,5 million d’exemplaires avaient déjà été vendus.
Organisation : Univers Harry Potter, créée en 2001, est la plus ancienne communauté francophone de fans du sorcier. Elle regroupe près de 4 000 membres, soit beaucoup plus que les Pottermaniacs, association il est vrai plus récente. Ils ne se rencontrent tous ensemble qu’à l’occasion de la sortie d’un livre ou d’un film avec, à la clé, soirées, voyages ou sittings où chacun vient déguisé (fournisseur officiel : Cinéréplika).
Sites internet (agréés par www.the-leaky-cauldron.org, le grand ordre mondial pottérien) : www.gazette-du-sorcier.com
http://ronfcehp.free.fr
www.pottermaniac.net.
www.universharrypotter.com
www.poudlard.org
www.harrypotterforever.org
LE JOURNAL D’UNE PRINCESSE
Profil : 100 % de filles, âgées de 9 à 16 ans.
Slogan : néant.
Produits dérivés : vêtements, mugs, casquettes, tapis de souris, badges, sacs.
Les livres : lycéenne à New York, Mia est également l’héritière du royaume de Genovia. Entre son éducation princière, ses amours, ses parents et ses copines, elle est complètement débordée. Pour se soulager, elle confie avec humour et désinvolture ses malheurs ordinaires de fille extraordinaire à son journal intime. Huit tomes ont paru (Hachette Jeunesse), le neuvième paraîtra en décembre aux Etats-Unis.
L’auteur : New-Yorkaise de 38 ans, fille d’un professeur d’université et d’une illustratrice, Meg Cabot est l’auteur d’une cinquantaine de romans. Dans la lignée d’Helen Fielding (Le Journal de Bridget Jones) et de Candace Bushnell (Sex and the City), elle est considérée comme la reine de la chick lit pour ados. Elle clame haut et fort qu’il faut croire au grand amour et a adopté le port du diadème sans complexe.
Making of : couverture colorée, une jeune héroïne belle, drôle, vivant dans une grande ville, la série a démarré très fort dès le premier tome en 2001. Sans publicité ni campagne commerciale, elle s’est vendue à plus de 700 000 exemplaires grâce aux bavardages dans les couloirs des collèges et aux conversations sur MSN. A l’occasion de la venue de l’auteur en France en mars dernier, un jeu a été organisé confidentiellement sur internet. Les gagnantes ont reçu le huitième tome de la série, un abonnement à un journal et le titre honorifique d’ambassadrice.
Organisation : aucune.
Site internet : www.megcabot.com (site américain).
Blog de fan : http://megcabot.unblog.fr
LES CHEVALIERS D’ÉMERAUDE
Profil : 60 % de garçons, âgés de 9 à 40 ans.
Slogan : « Que les dieux te prêtent longue vie. »
Produits dérivés : figurines, jeux, bijoux, casquettes, tee-shirts. L’auteur pense à la réalisation d’un CD de musique médiévale.
Les livres : dans la lignée des grandes fresques d’heroic fantasy, cette saga se déroule dans un monde celto-moyenâgeux appelé Enkidiev. Un continent où se côtoient hommes, elfes, dragons et fées jusqu’à l’invasion des armées du sorcier Amecareth. Seule la renaissance de l’ordre des Chevaliers d’Emeraude peut sauver le royaume. Six hommes et une femme aux pouvoirs magiques sont désignés pour protéger le continent jusqu’à l’accomplissement d’une prophétie : l’Enfant de Lumière détruira à jamais la menace que fait peser l’Empereur Noir sur le monde libre. En France, trois tomes sur douze prévus ont déjà paru (Michel Lafon).
L’auteur : Québécoise, Anne Robillard ne se déplace qu’en compagnie de ses chevaliers (sept figurants déguisés). La légende veut qu’elle ait visité en rêve le royaume d’Enkidiev et que le destin de ses personnages lui ait été révélé au cours de cette même nuit.
Making of : la France s’est emballée pour la série dès le premier tome, paru en mars 2007. Avec sa couverture signée Patrice Garcia (Arthur et les Minimoys), il a en outre bénéficié d’une campagne commerciale de blockbuster. Tous les forums, sites et blogs pour ados sur internet ont été visités – « infiltrés » – pour parler de la saga. Un grand concours de dessins – avec lecteurs MP3 pour les vainqueurs – a été organisé dans les librairies et les collèges. 70 000 enfants ont répondu. Conséquence, chaque nouvelle publication est précédée d’un jeu récompensé par des cadeaux : une console PS3, des lecteurs MP3, des webcams et – accessoirement ? – des livres.
Organisation : pour faire partie de cette confrérie, il faut être « honnête et courageux, posséder des aptitudes à communiquer avec le monde invisible » et signer le serment d’Emeraude, où l’on s’engage à respecter les 30 règles du code d’Emeraude. Au Québec, banquets, bals et conférences réunissent les fans, qui viennent déguisés. Les photos-souvenirs sont ensuite publiées sur le site internet où l’on trouve également une galerie de portraits de « bébés célèbres » : les enfants dont le prénom est inspiré par la saga. C’est en janvier 2008, pour la parution du tome IV, que sera créé l’ordre de Chevalerie français. Un mini-test permettra à l’auteur herself de choisir ses chevaliers frenchy. Il est question d’une grande manifestation dans un château médiéval pour la sortie du cinquième tome.
Site internet : www.chevaliersdemeraude.com
Jeu de rôle : http://jdremeraude.forumactif.fr
TARA DUNCAN
Profil : des filles à 70 %, âgées de 9 à 25 ans.
Slogan : « Tara addict un jour, Tara addict pour toujours. »
Produits dérivés : néant.
Les livres : élevée par sa grand-mère après la mystérieuse disparition de ses parents, Tara Duncan découvre à 12 ans qu’elle est une « sortcelière » de sang impérial dotée de pouvoirs puissants. A la recherche de ses origines, elle est catapultée sur Autremonde, une planète parallèle vouée à la magie et au surnaturel. Aidée d’un labrador – qui n’est autre que son arrière-grand-père ensorcelé –, de la fille de la Belle et la Bête, d’un voleur, d’un demi-elfe, d’un dragon au nom imprononçable, d’une naine rousse et d’un Pégase, elle doit déjouer les plans machiavéliques du mauvais sortcelier Magister. Cinq tomes sur dix prévus ont déjà paru (Flammarion et Pocket jeunesse).
L’auteur : Sophie Audouin-Mamikonian a 44 ans. Titulaire d’un DESS de diplomatie et stratégie, elle affiche un arbre généalogique digne de son héroïne : arrière-petite-nièce de Tristan Bernard, nièce de Francis Veber, arrière-petite-fille du scénariste de Fanfan la Tulipe, elle est aussi une authentique princesse du royaume disparu d’Arménie.
Making of : lorsque Sophie Audouin-Mamikonian a demandé, en 2003, à son éditeur d’ajouter l’adresse de son site internet sur la couverture des Sortceliers, celui-ci l’a regardée « comme une extraterrestre ». Répondant à chaque message, elle instaure alors un lien direct avec ses lecteurs. Dans les cours d’école, sur les forums, le bruit court qu’un auteur répond aux e-mails. Les deux premiers tomes se vendent à 35 000 exemplaires et le troisième à 40 000. A partir du Sceptre maudit (2005), elle multiplie les rencontres dans les Salons du livre avec son public, qu’elle prend soin d’avertir personnellement via internet (sa base de données compte 40 000 adresses). En 2007, c’est l’apothéose avec la location de la Scala pour la sortie du Continent interdit (tirage : 65 000 exemplaires) où concours de déguisements, discours, poèmes, chansons et vidéos font patienter les 2 000 fans venus de la France entière et même du Canada.
Organisation : « SAM » connaît le prénom de ses fans les plus actifs. Grâce à des concours de dessins, de déguisements, de nouvelles, tous les lecteurs sont sollicités et récompensés. Les gagnants voient leurs oeuvres publiées à la fin de ses livres ou sur son site internet. Le teaser du dernier tome de la série a été entièrement réalisé grâce à la musique, aux poèmes et aux dessins des fans.
Fan club officiel : www.generation-taraddicts.com
Site internet : www.taraduncan.com. L’auteur vérifie ce qui se passe sur le forum du site toutes les demi-heures et ne répond pas aux messages SMS.
CHERUB
Profil : 50 % filles, 50 % garçons, âgés de 9 à 15 ans.
Slogan : « I do not exist. »
Produits dérivés : tee-shirts, stickers.
Les livres : créée en 1946, Cherub est une organisation anglaise qui rassemble des jeunes de 6 à 17 ans recrutés dans des orphelinats. Sans existence officielle, ils sont des agents secrets au service de Sa Majesté et remplissent des missions que seuls des enfants peuvent mener à bien. Ainsi James Adams, 12 ans, né de père inconnu, se fait-il repérer puis enrôler après la mort de sa mère. En France, trois tomes sur neuf prévus ont déjà paru (Casterman).
L’auteur : Robert Muchamore, teen-ager londonien de 35 ans, a quitté son métier de détective privé pour se consacrer à l’écriture de Cherub. Il se rend dans les écoles une fois par semaine pour donner des conférences, aime rencontrer son public dans les Salons du livre et converse tous les jours avec ses fans sur son forum : « Les enfants font des critiques très sévères mais très intéressantes », dit-il.
Making of : lors de sa publication en 2004 en Grande-Bretagne, la série a reçu six prix littéraires et a rapidement intégré les listes des meilleures ventes de livres outre- Manche. En France, fait peu banal, c’est en constatant la chaleur de l’accueil du public lors de la parution du premier tome (janvier 2007) que l’éditeur s’est lancé dans une campagne publicitaire. Depuis, il en sort un nouvel épisode tous les trois mois et les chiffres de vente montent en flèche.
Organisation : en France, le fan-club en est à ses balbutiements (une centaine d’adhérents). Pour devenir membre du club Cherub, il faut réussir un examen d’entrée chronométré que l’on trouve sur le site internet. Puis, le fan reçoit des informations confidentielles sur la série comme des extraits de livres en avant-première, des invitations à des concours et, surtout, la possibilité de prendre du galon en tant qu’agent secret.
Site internet : www.cherubcampus.fr (site et forum surveillés).
Meg Cabot, Robert Muchamore, Sophie Audouin-Mamikonian et Anne Robillard seront présents au Salon du livre de jeunesse qui se déroulera à Montreuil (93) du 28/11 au 3/12. (www.salon-livre-presse-jeunesse.net).
Source : lefigaro.fr
Bonne lecture, Alex.
Bouygues et Pinault investissent le jeu vidéo
Bouygues et Pinault investissent le jeu vidéo
Enguérand Renault01/04/2008 Mise à jour : 07:52
Commentaires 3
.
F4 a noué un partenariat étroit avec le groupe Louis Dreyfus. C'est pour Neuf Cegetel que F4 a développé son premier jeu en ligne, Exalight.
La société F4 développe des jeux en ligne avec Neuf Cegetel et Infront.
«Dans les jeux vidéo, la France est un îlot de récession au milieu d'un océan de croissance», constate Bruno Heinz, le cofondateur avec Jean-Marc Oury (ancien numéro deux de la Générale des eaux) de F4, le discret concepteur de jeux vidéo en ligne. De fait, après une décennie de succès, les éditeurs français se sont effondrés, à l'image de Kalisto, Titus Interactive ou Infogrames. Seules exceptions mais de taille Ubisoft, qui vient de réviser à la hausse ses prévisions de chiffres d'affaires, à 920 millions d'euros, et Vivendi Games, qui est devenu le leader mondial grâce au succès de son jeu en ligne War of Warcraft (10 millions d'abonnés) et à l'acquisition de l'américain Activision.
C'est précisément sur le concept de jeux sur le Net que F4, créée en 2003, se positionne. Mais la société voit large. «Le marché mondial des jeux vidéo est d'environ 70 milliards de dollars, celui de la communication est de 600 milliards. Il faut cadrer le jeu vidéo sur des problématiques réelles», explique celui qui a développé un jeu vidéo pour Eco Emballage.
Mondes virtuelsSur cette idée, F4 a séduit deux groupes industriels : Bouygues et Pinault. À travers leur fonds d'investissement commun Serendipity Investment, dirigé par Patrick Le Lay, président de TF1, ils ont pris 20% du capital de F4, sur une valorisation de l'ordre d'une cinquantaine de millions d'euros. «Se basant sur des technologies de pointe, F4 crée des mondes virtuels qui préfigurent les home pages des portails Internet de demain», explique Patrick Le Lay. F4 a également noué un partenariat étroit avec le groupe Louis Dreyfus à travers deux de ses sociétés, Neuf Cegetel et Infront. C'est pour Neuf Cegetel que F4 a développé son premier jeu en ligne, Exalight (lire nos éditions du 26 février). Et c'est avec Infront, la société de gestion de droits sportifs, qu'il a développé son premier monde virtuel, Empire of Sport, déjà lancé en Europe. Le leader chinois du jeu vidéo, Giant Interactive, a acquis la licence d'exploitation d'Empire of Sport et le lancera pour les Jeux olympiques de Pékin.
«Nous avons fondé F4 sur trois grands principes. Le premier est de s'inspirer de l'industrie du BTP en terme de gestion de chantiers, nous avons embauché 150 salariés principalement en CDI que nous faisons travailler sur tous les projets. Le deuxième est que nous avons opté pour un graphisme créatif inspiré des mangas. Troisième principe, nous restons strictement indépendants des éditeurs et distributeurs de jeux vidéo qui s'arrogent la plus grande partie de la marge», explique Bruno Heinz. Le modèle économique de F4 est donc basé sur un partage des coûts de développement et des recettes des jeux. Ainsi pour Exalight, l'investissement de 15 millions d'euros a été supporté à parité avec Neuf Cegetel. Les revenus annuels espérés de 60 euros par abonné (l'abonnement mensuel de 3 euros, vente d'items virtuels…) seront, en France, partagés équitablement. L'équilibre est différent sur Empire of Sport, Infront disposera de 60% des revenus, F4 de 40%. Le rôle d'Infront est de démarcher les détenteurs de droits comme les clubs de football (FC Barcelone, Bayern de Munich…), de basket ou les joueurs de tennis, qui se retrouveraient dans le monde virtuel d'Empire of Sport en contrepartie d'un partage de revenus.
F4, qui a toujours été rentable, mise sur un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros en 2008, et qui devrait doubler chaque année.
Source : lefigaro.fr
Enguérand Renault01/04/2008 Mise à jour : 07:52
Commentaires 3
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F4 a noué un partenariat étroit avec le groupe Louis Dreyfus. C'est pour Neuf Cegetel que F4 a développé son premier jeu en ligne, Exalight.
La société F4 développe des jeux en ligne avec Neuf Cegetel et Infront.
«Dans les jeux vidéo, la France est un îlot de récession au milieu d'un océan de croissance», constate Bruno Heinz, le cofondateur avec Jean-Marc Oury (ancien numéro deux de la Générale des eaux) de F4, le discret concepteur de jeux vidéo en ligne. De fait, après une décennie de succès, les éditeurs français se sont effondrés, à l'image de Kalisto, Titus Interactive ou Infogrames. Seules exceptions mais de taille Ubisoft, qui vient de réviser à la hausse ses prévisions de chiffres d'affaires, à 920 millions d'euros, et Vivendi Games, qui est devenu le leader mondial grâce au succès de son jeu en ligne War of Warcraft (10 millions d'abonnés) et à l'acquisition de l'américain Activision.
C'est précisément sur le concept de jeux sur le Net que F4, créée en 2003, se positionne. Mais la société voit large. «Le marché mondial des jeux vidéo est d'environ 70 milliards de dollars, celui de la communication est de 600 milliards. Il faut cadrer le jeu vidéo sur des problématiques réelles», explique celui qui a développé un jeu vidéo pour Eco Emballage.
Mondes virtuelsSur cette idée, F4 a séduit deux groupes industriels : Bouygues et Pinault. À travers leur fonds d'investissement commun Serendipity Investment, dirigé par Patrick Le Lay, président de TF1, ils ont pris 20% du capital de F4, sur une valorisation de l'ordre d'une cinquantaine de millions d'euros. «Se basant sur des technologies de pointe, F4 crée des mondes virtuels qui préfigurent les home pages des portails Internet de demain», explique Patrick Le Lay. F4 a également noué un partenariat étroit avec le groupe Louis Dreyfus à travers deux de ses sociétés, Neuf Cegetel et Infront. C'est pour Neuf Cegetel que F4 a développé son premier jeu en ligne, Exalight (lire nos éditions du 26 février). Et c'est avec Infront, la société de gestion de droits sportifs, qu'il a développé son premier monde virtuel, Empire of Sport, déjà lancé en Europe. Le leader chinois du jeu vidéo, Giant Interactive, a acquis la licence d'exploitation d'Empire of Sport et le lancera pour les Jeux olympiques de Pékin.
«Nous avons fondé F4 sur trois grands principes. Le premier est de s'inspirer de l'industrie du BTP en terme de gestion de chantiers, nous avons embauché 150 salariés principalement en CDI que nous faisons travailler sur tous les projets. Le deuxième est que nous avons opté pour un graphisme créatif inspiré des mangas. Troisième principe, nous restons strictement indépendants des éditeurs et distributeurs de jeux vidéo qui s'arrogent la plus grande partie de la marge», explique Bruno Heinz. Le modèle économique de F4 est donc basé sur un partage des coûts de développement et des recettes des jeux. Ainsi pour Exalight, l'investissement de 15 millions d'euros a été supporté à parité avec Neuf Cegetel. Les revenus annuels espérés de 60 euros par abonné (l'abonnement mensuel de 3 euros, vente d'items virtuels…) seront, en France, partagés équitablement. L'équilibre est différent sur Empire of Sport, Infront disposera de 60% des revenus, F4 de 40%. Le rôle d'Infront est de démarcher les détenteurs de droits comme les clubs de football (FC Barcelone, Bayern de Munich…), de basket ou les joueurs de tennis, qui se retrouveraient dans le monde virtuel d'Empire of Sport en contrepartie d'un partage de revenus.
F4, qui a toujours été rentable, mise sur un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros en 2008, et qui devrait doubler chaque année.
Source : lefigaro.fr
Les nouvelles lolitas expliquées aux parents (suite)
Elles font rimer féminité avec vulgarité
Sauf qu’à surjouer l’hyperféminité, elles flirtent, apparemment sans s’en apercevoir, avec le mauvais goût. « Trop de glamour tue le glamour, ironise Suzanne Goirand, directrice de Classes Junior, un cabinet de conseil en marketing consacré aux produits et services pour les enfants. En voulant trop en faire, ces ados font rimer féminité avec vulgarité. » Les autoproclamées « pouffes » aiment la démesure et le clinquant, s’inspirant des looks sexy de Christina Aguilera ou de Paris Hilton. Elles sanglent donc leurs fesses enfantines dans un microshort moulant ou arborent de maxiboucles d’oreilles en faux diamants pour jouer à fond de l’effet « bling-bling ». Les grandes marques s’intéressent de très près à ces consommatrices dotées d’un pouvoir d’achat de plus en plus élevé – entre 50 et 140 euros par mois, soit 1,5 milliard d’euros par an pour l’ensemble des 8-18 ans (3).
Entre séduction et provocation
Ces nouvelles lolitas incarnent aussi toutes les ambivalences de leur génération. « Depuis leur naissance, elles entendent qu’elles sont les égales des hommes, explique Florence Hermelin. Mais elles s’aperçoivent que la parité n’est pas totalement acquise. Du coup, pour se prouver qu’elles comptent autant que les garçons, elles empruntent certains de leurs (pires) attributs comportementaux. » À l’image d’une Beyoncé qui se vante, dans une de ses chansons, d’avoir jeté son boyfriend comme un malpropre, elles raillent les travers masculins pour mieux se les approprier. Il s’agit de montrer qu’elles peuvent tout faire comme eux, mais à la manière d’une fille. Qu’elles peuvent ressembler à des femmes fatales et se comporter comme des voyous.
« Aux parents de veiller à ce que les limites, notamment de la décence, soient respectées, prévient Michel Fize. Car, si elles sont plus mûres que leurs aînées, elles ne font toujours pas la différence entre séduction et provocation. » Elles imitent les starlettes qui multiplient les poses suggestives sans avoir conscience du caractère sexuel de leur attitude. C’est toute la contradiction de ces ados : en donnant à voir, elles veulent être désirables mais pas forcément désirées. « Que les parents se rassurent, les filles s’assagissent à partir de 16-17 ans et réorganisent leur apparence comme elles l’entendent, en se libérant des codes imposés par le groupe, tempère le psychiatre Xavier Pommereau. Mais, d’ici là, il faut délimiter ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas. »
(1) YOUTHology, mai 2007, effectuée par le NRJ Lab auprès des 11-25 ans.(2) Coauteur, avec Marie Cipriani-Crauste, de «_Le Bonheur d’être adolescent_, Édition Éres. (3) Enquête Consojunior, mars 2004.
Source : Le figaro.fr Madame
Sauf qu’à surjouer l’hyperféminité, elles flirtent, apparemment sans s’en apercevoir, avec le mauvais goût. « Trop de glamour tue le glamour, ironise Suzanne Goirand, directrice de Classes Junior, un cabinet de conseil en marketing consacré aux produits et services pour les enfants. En voulant trop en faire, ces ados font rimer féminité avec vulgarité. » Les autoproclamées « pouffes » aiment la démesure et le clinquant, s’inspirant des looks sexy de Christina Aguilera ou de Paris Hilton. Elles sanglent donc leurs fesses enfantines dans un microshort moulant ou arborent de maxiboucles d’oreilles en faux diamants pour jouer à fond de l’effet « bling-bling ». Les grandes marques s’intéressent de très près à ces consommatrices dotées d’un pouvoir d’achat de plus en plus élevé – entre 50 et 140 euros par mois, soit 1,5 milliard d’euros par an pour l’ensemble des 8-18 ans (3).
Entre séduction et provocation
Ces nouvelles lolitas incarnent aussi toutes les ambivalences de leur génération. « Depuis leur naissance, elles entendent qu’elles sont les égales des hommes, explique Florence Hermelin. Mais elles s’aperçoivent que la parité n’est pas totalement acquise. Du coup, pour se prouver qu’elles comptent autant que les garçons, elles empruntent certains de leurs (pires) attributs comportementaux. » À l’image d’une Beyoncé qui se vante, dans une de ses chansons, d’avoir jeté son boyfriend comme un malpropre, elles raillent les travers masculins pour mieux se les approprier. Il s’agit de montrer qu’elles peuvent tout faire comme eux, mais à la manière d’une fille. Qu’elles peuvent ressembler à des femmes fatales et se comporter comme des voyous.
« Aux parents de veiller à ce que les limites, notamment de la décence, soient respectées, prévient Michel Fize. Car, si elles sont plus mûres que leurs aînées, elles ne font toujours pas la différence entre séduction et provocation. » Elles imitent les starlettes qui multiplient les poses suggestives sans avoir conscience du caractère sexuel de leur attitude. C’est toute la contradiction de ces ados : en donnant à voir, elles veulent être désirables mais pas forcément désirées. « Que les parents se rassurent, les filles s’assagissent à partir de 16-17 ans et réorganisent leur apparence comme elles l’entendent, en se libérant des codes imposés par le groupe, tempère le psychiatre Xavier Pommereau. Mais, d’ici là, il faut délimiter ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas. »
(1) YOUTHology, mai 2007, effectuée par le NRJ Lab auprès des 11-25 ans.(2) Coauteur, avec Marie Cipriani-Crauste, de «_Le Bonheur d’être adolescent_, Édition Éres. (3) Enquête Consojunior, mars 2004.
Source : Le figaro.fr Madame
Les nouvelles lolitas expliquées aux parents
Les nouvelles lolitas expliquées aux parents
Alors que les produits pour garçons envahissent les linéaires de cosmétiques et empiètent sur le territoire des filles âgées de 10 à 15 ans, ces dernières en rajoutent dans la féminité. Sans craindre le mauvais goût ni la provocation.
Paru le 31.03.2008, par Clara Dufour
Perchées sur des talons hauts, les cuisses moulées dans un jean slim ou une minijupe froufroutante, elles sortent rarement sans vernis à ongles ni panoplie « BMG » (blush-mascara-gloss à paillettes). Âgées de 10 à 15 ans, ces nouvelles ados affichent une féminité de caricature, à laquelle une étude (1) a donné un nom : « pouffitude ». Quelle mouche a bien pu piquer ces ex-petites filles modèles, en robe à smocks et souliers vernis ? L’air du temps, la télé, les hormones, papa et maman ? Parents, n’ayez pas peur, clament les spécialistes, la faute en revient d’abord aux garçons. Car la mode, aujourd’hui, n’est plus au mâle brut de décoffrage. L’homme moderne assume sa part de féminité et prend soin de lui. De plus en plus tôt. La preuve, le marché des cosmétiques masculins est en constante progression. « Il y a une confusion des genres, constate Michel Fize, sociologue au CNRS (2). Les garçons n’ont plus de complexes. Ils aiment faire du lèche-vitrines et osent s’afficher avec des accessoires et des couleurs, comme le rose, tabou jusque-là. »
Du coup, face à ces « lolitos », les filles ont l’impression de perdre leur territoire et se cherchent de nouveaux modèles. « Elles sont poussées à se retrancher dans des attitudes hors de portée des garçons et deviennent adeptes de la pouffe-attitude, note Florence Hermelin, directrice du NRJ Lab, une cellule d’étude de tendances. Dans cette quête ultra-identitaire, elles cèdent à la caricature 100 % girly à grand renfort de faux cils, de talons aiguilles ou d’eye-liner. » De quoi faire hurler leurs mères, qui dénonçaient la sujétion de la femme objet dans les années 1960… « La jeune génération est décomplexée par rapport à cet héritage, explique Michel Fize. Les filles expriment leur fierté de grandir en voulant ressembler à une femme. »
Source: Le figaro.fr Madame
Alors que les produits pour garçons envahissent les linéaires de cosmétiques et empiètent sur le territoire des filles âgées de 10 à 15 ans, ces dernières en rajoutent dans la féminité. Sans craindre le mauvais goût ni la provocation.
Paru le 31.03.2008, par Clara Dufour
Perchées sur des talons hauts, les cuisses moulées dans un jean slim ou une minijupe froufroutante, elles sortent rarement sans vernis à ongles ni panoplie « BMG » (blush-mascara-gloss à paillettes). Âgées de 10 à 15 ans, ces nouvelles ados affichent une féminité de caricature, à laquelle une étude (1) a donné un nom : « pouffitude ». Quelle mouche a bien pu piquer ces ex-petites filles modèles, en robe à smocks et souliers vernis ? L’air du temps, la télé, les hormones, papa et maman ? Parents, n’ayez pas peur, clament les spécialistes, la faute en revient d’abord aux garçons. Car la mode, aujourd’hui, n’est plus au mâle brut de décoffrage. L’homme moderne assume sa part de féminité et prend soin de lui. De plus en plus tôt. La preuve, le marché des cosmétiques masculins est en constante progression. « Il y a une confusion des genres, constate Michel Fize, sociologue au CNRS (2). Les garçons n’ont plus de complexes. Ils aiment faire du lèche-vitrines et osent s’afficher avec des accessoires et des couleurs, comme le rose, tabou jusque-là. »
Du coup, face à ces « lolitos », les filles ont l’impression de perdre leur territoire et se cherchent de nouveaux modèles. « Elles sont poussées à se retrancher dans des attitudes hors de portée des garçons et deviennent adeptes de la pouffe-attitude, note Florence Hermelin, directrice du NRJ Lab, une cellule d’étude de tendances. Dans cette quête ultra-identitaire, elles cèdent à la caricature 100 % girly à grand renfort de faux cils, de talons aiguilles ou d’eye-liner. » De quoi faire hurler leurs mères, qui dénonçaient la sujétion de la femme objet dans les années 1960… « La jeune génération est décomplexée par rapport à cet héritage, explique Michel Fize. Les filles expriment leur fierté de grandir en voulant ressembler à une femme. »
Source: Le figaro.fr Madame
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